GAUDE FELIX LUGDUNUM

Fort de notre rencontre au Sénat relatée dans un précédent billet, mon ami G. B. m’avait fait l’honneur de me demander de parrainer l’association lyonnaise Cosette et Gavroche. Ce samedi 17 novembre j’ai donc décider de délaisser notre capitale parisienne  pour  la capitale des Gaules, baptisée dans le sang des premiers martyrs chrétiens pour aller prêter mon concours à cette association en allant manifester à Lyon pour la défense du mariage entre un homme et une femme (je sais qu’en d’autres temps cette précision eût été superfétatoire et que les choses fussent allées sans le dire mais depuis l’arrivée du progrès, il semble que ça aille mieux en le disant).

Me voici donc débarquant de la gare de la Part Dieu avec mon sac à dos et après quelque péripéties pour parvenir au terminal du funiculaire arrivé chez Natalia  et Benoit, sans oublier leurs trois enfants (dont une avec varicelle) où j’ai reçu un accueil chaleureux. Après un repas pris à la hâte (une volaille avait été immolée pour l’occasion), et un petit trajet à pieds nous voilà tous trois arrivés sur une place Bellecour grouillante, pavoisées de ballons bleus et roses. Vu le bruit de la foule j’ai rapidement  du renoncer à retrouver les cousins jurassiens qui m’avaient laissé leur numéro de portable ainsi que Charles et Iris qui m’avaient donné rendez-vous sur les lieux. Nous partîmes donc en tête de cortège sous les noms d’oiseaux lancés par quelques militants LGBT, présents au départ, auxquels les manifestants répondirent par de grand sourires et un lâcher de bisoux message: « on vous aime » (même si apparemment ce n’était pas réciproque). Arrivé boulevard Herriot, Il était convenu de se poster pour guetter l’arrivée du cardinal Barbarin. A ce moment précis j’ai du m’éclipser pour racheter un chargeur de batterie IPhone dans le magazin SFR le plus proche (les batteries de cet indispensable appareil montrant des signes de faiblesse et mon chargeur étant malencontreusement resté chez moi). C’est ainsi que j’ai loupé l’arrivée du primat des Gaules. M’en remettrais-je un jour? Il faudra bien (moi qui répète souvent que la frustration nous structure…). Pour consolation, j’assiste au passage de quelques dizaines d’élus dûment écharpés de tricolore qui seront vivement applaudis.

Arrivé place de l’hôtel de ville devant lequel était massé le gros des troupes LGBT derrières les cordons de CRS, je décide de laisser Natalia et Benoit poursuivre et d’attendre patiemment les cousins du Jura ainsi que Charles et Iris qui venaient de m’envoyer des SMS alors qu’ils quittaient à peine la place Bellecour.

Au bout de vingt bonnes minutes d’attente où j’ai pu assister au passage des délégations de Savoie j’ai pu assister en direct à une échauffourée, plusieurs militants LGBT tentant de contourner le service d’ordre pour se jeter sur la foule des manifestant dans laquelle étaient présents de nombreux enfants dont certains en poussette. Rapidement maîtrisés par les forces de l’ordre (selon l’expression consacrée), j’ai appris plus tard que certains d’entre eux étaient armés. Quelques vingt bonnes minutes plus tard arrivée des cousins jurassiens venus en bus spécialement affrété et que je laisse repartir, puis de Charles et Iris avec lesquels nous avons terminé le trajet nous mêlant à une foule bigarée, de tous âges et de toutes origines, loin du fameux cliché des couples du 3ème âge et des dames au serre-tête, ou l’on voyait réunis autour des même slogans le professeur d’université et la jeune femme musulmane voilée. A noter au passage last but not least, la présence des représentants de l’association « plus gay sans mariage »

Ce que j’ai vu à Lyon dans la rue, c’est l’ensemble du peuple de France. Celui qui a conservé la tête sur les épaules et qui clame son droit à la parole pour faire valoir le bon sens et la raison à la face  des élites gouvernantes et médiatiques minées par des idéologies auxquelles elles s’accrochent telles des berniques à leur rocher.

Arrivés sur le coup de 17h30 sur une place Bellecour à nouveau grouillante, le cortège pas encore achevé (on nous annonce 27000 marcheurs), nous décidâmes tous trois de rentrer chez Natalia et Benoit non sans être allés nous recueillir à la Primatiale Saint Jean (il fallait bien me remettre de ma frustration du début d’après midi après avoir loupé l’arrivée du cardinal).

Fin de soirée autour du pot de rillettes acheté le matin même sur le marché de la Ferté Bernard et de foies de volaille cuisinés par Benoit, le tout arrosé d’un excellent Chardonnay.

Le lendemain messe dominicale et action de grâces à la paroisse Saint Irénée avec Natalia et ses deux ainés puis retour après un excellent repas préparé par Benoit.

Gloire à Lyon capitale des Gaules qui redresse l’honneur d’une France qui semble sombrer dans la déraison!

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A propos servusethumilis

Très humble serviteur du Christ et de l'Eglise ainsi que de tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté...sans oublier leurs enfants puisque je suis pédopsychiatre.
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